Rétro mangas : «Visions d’Escaflowne», le mélange parfait entre mecha et fantasy!

Bonjour à tous. Pour cet article sur les rétro-mangas, je voulais vous faire découvrir un monument du manga 90’s à savoir Visions d’Escaflowne. Cette série se distingue surtout par un mélange parfait de manga technologique version mecha et d’un manga de fantasy où la magie et la mythologie se mélangent d’une manière mythique et ultimement épique.


Création :

L’anime a été créé en 1995 par Kazuki Akane (qui a, entre autre, participé à l’épopée des gundam et Macross mais aussi aux storyboards du début de la série des jeux Dragon Quest et au non moins mythiques mais oubliés Samouraïs de l’éternel), Shoji Kawamori (grandement impliqué dans les Macross mais également mecha designer du génialissime Ulysse 31) et Hajime Yatate (Cowboy Bepop et Mobile Suit Gundam).

L’animation est basée sur des dessins de Nobuteru Yuki qui a participé au design de la série de jeux-vidéos Xenosaga et des Chroniques de la Guerre de Lodoss (qui sera le sujet d’un prochain article).

L’animé de 26 épisodes a été diffusé au Japon en 1996 et pour la première fois en 1999 en France les samedis à 17:45 en clair sur Canal+. Je me rappelle avoir découvert cette série grâce à mon frère mais n’avoir vu que les trois derniers épisodes. Ce qui me frustrera 3 longues années avant que viennent les VHS (PS : pour les plus jeunes c’est une cassette à bande magnétique large de plus de 1cm et dont les dimensions sont de 18.7cm x 10,2cm x 2,5cm !!!! Tellement pratiques à transporter et ranger !!!). J’avais d’ailleurs choppé ces VHS à… Mix image ! Et oui !

Une série manga de 8 volumes est alors parue entre 1994 et 1997, ainsi qu’un film animé en 2000.

Le manga reprend des designs très différents par rapport à l’animé car les deux projets ont été menés en parallèle à partir d’une histoire de base (tout comme Dragon Ball Super aujourd’hui). Pour ma part, je suis bien moins emballé par le manga dont le design est très curieux, particulièrement pour l’héroïne Hitomi qui a un design bien moins attrayant ; cela sans compter les changements de noms assez curieux (le héros passe de Van Fanel dans l’anime à Burn Slanzer dans le manga???).

Hitomi version manga:


Thèmes abordés :

De nombreux thèmes sont abordés dans cet anime épique :

  • Le poids du destin et de l’héritage royal. Comment être un roi ? Quels sont les devoirs vis à vis de ses ancêtres, de sa famille, de son pays. Le héros Van doit faire face à tous cela mais d’autres monarques ainsi que son frère doivent aussi y faire face.
  • La force et la dépendance aux armes technologiques. Il y a même une allusion flagrante à la bombe d’Hiroshima lors de la guerre totale.
  • La guerre et tous ses méfaits.
  • L’amour face à la guerre. Comment la confiance l’amour et ne plus craindre ses peurs permet de changer le cours de la guerre.
  • Les valeurs de la chevalerie.
  • Les amours interdits.
  • Le voyage dans ce monde extraordinaire.
  • Le pouvoir des marchands dans la guerre.
  • La science et la magie qui se mêlent incroyablement bien. Par exemple: le mecha Escaflowne peut être réparé mais il transmet ses blessures au corps de Van bien que celui-ci soit protégé à l’intérieur. À un moment Van se laisse envahir par la peur et la rage et Escaflowne devient black Escaflowne.

 

 

  • La mythologie. Les connaissances liées au peuple de Mu et surtout à Atlantis sont hyper présentes et utilisées dans l’histoire, sans oublier la mythologie propre au manga avec l’histoire du peuple des dragons.
  • Surtout le big truc : contrôler sa destinée (mieux que Sarah Connor si possible!). Les épisodes sont tous nommés selon une carte de tarot divinatoire (un modèle italien) et le tirage des cartes, associés aux tentatives de modifier les événements annoncés par le tirage, revêtent une grande importance. Seulement, il n’y a que 22 lames majeures dans le tarot et 26 épisodes. Ainsi 4 épisodes sont issus de lames mineures dont la signification est « boostée » pour l’occasion (les as de bâton, épée, coupe et deniers à ce que j’ai compris). Les épisodes sont extrêmement bien adaptés au lames de tarot qui les représentent et c’est un petit plus appréciable pour ceux qui s’y connaissent. Pourquoi un scientifique comme moi en connait autant sur le tarot divinatoire ? Avant de me poser une telle question répondez à celle là : Pourquoi les teletubbies ?!

Tout ça fait de Vision d’Escaflowne un manga très varié et surtout pouvant autant plaire à un public féminin que masculin ce qui n’est pas si fréquent, surtout pour du rétro-manga qui est généralement plus pour un genre que l’autre.


Pour débuter dans l’histoire :

Afin de vous donner envie et de ne pas me la jouer Spoualman je vais vous faire une intro du premier épisode:

Hitomi Kanzaki est une élève de lycée banale qui aime tirer les cartes pour ses amis pour s’amuser (sans trop y croire d’ailleurs). Sportive, elle fait du sprint et est secrètement amoureuse d’Amano, le coureur d’élite de son lycée. Pour tenter de séduire Amano, elle lui propose de l’embrasser si elle arrive à battre le record du lycée (comportement assez japonais dans le jeu de séduction passant par une épreuve de mérite, pas sûr que ça marche bien ici…). Amano compte le temps avec le pendentif de la grand-mère d’Hitomi qui agit comme un pendule faisant un battement par seconde. Elle commence sa course, Amano fait battre le pendentif et…

Un dragon et un mec habillé en chevalier du moyen âge débarquent ! Non j’déconne !

Ben en fait non ! Le type habillé en chevalier parle une langue que personne ne comprend à part Hitomi. Le dragon va alors prendre Hitomi et Van, le nouveau venu, en chasse. Pour ne pas en dire trop sur cet épisode je conclurai par ceci: Van va se trouver alors en possession du cristal energhyste du dragon, ce cristal va alors entrer en résonance avec Hitomi et créer une colonne de lumière rose envoyant Van et Hitomi sur… une planète cachée nommée Gaïa située derrière la lune et où notre Terre (visible dans le ciel) est connue comme la lune des illusions.

Une planète qui semble à la fois plus évoluée mais aussi plus primitive et magique que la notre.

Un monde où les combats se font autant à l’épée qu’à bord de robots géants nommés Guymelefs (dont le plus célèbre et légendaire d’entre eux : Escaflowne. Le Guymelef dragon du roi de Fanelia).

Une planète sur laquelle une guerre sans précédent est sur le point d’éclater…


Personnages :

Voici un descriptif non détaillé des principaux personnages pour vous donner envie sans vous faire découvrir les nombreuses révélations qui vont sans arrêt être révélées sur ceux-ci :

Hitomi Kanzaki : Héroïne du manga. Hitomi est une lycéenne venue de la lune des illusions qui semble être arrivée par accident mais qui va se révéler décisive pour le destin de Gaïa entre autres grâce à son pouvoir de…

Van Fanel : Jeune roi héritier de Fanelia en quête de reconnaissance de son héritage, cause de sa chasse au dragon terrestre dans le premier épisode. Il va devoir très vite s’habituer à ses nouvelles fonctions royales et prendre son destin en main quand va survenir…

Merle : Personnage bouffon (il en faut bien un) et suivante ultra-fidèle (jusqu’à l’excès) de Maaaaaaaaître Vaaaaaaaaaan !

Allen Shezar : Dirigeant en chef des chevaliers célestes d’Astria. De nombreux personnages semblent avoir leurs destins liés à celui de ce chevalier aussi charmeur que génie du combat. Il se retrouvera mêlé aux histoires d’Hitomi et Van quand…

Le seigneur Dornkirk : Chef mystérieux du grand empire des machines, l’empire Zaïbacher. Il veut découvrir Atlantis afin de…

Folken Lacour de … : Grand sorcier de Zaïbacher et scientifique de génie. Il est particulièrement intéressé par le Guymelef Escaflowne et par Van pour ses expériences sur…

PS : C’est de loin le perso le plus classe et le plus intéressant de la série pour moi…

Dilandau : Soldat en chef psychopathe et impitoyable de l’empire Zaïbacher. Un personnage très trouble et dont le sort n’est pas aussi évident qu’on le croit car…

La princesse Mirana (ou Milenna) Sara Astor : Princesse héritière du royaume d’Astria ayant perdu sa sœur plus jeune quand celle-ci passait son temps à…

Cid, prince héritier du duché de Fleid : Fils du duc Marhal Dhal Fleid et personnage nourrissant une admiration énorme pour le chevalier Allen dont il a entendu les hauts faits de la bouche de sa mère avant que celle-ci ne…

Dryden : Richissime héritier et érudit du royaume marchand de Meiden, il est promis en mariage à la princesse Mirana et rencontrera Van lors d’…

Et plein d’autres personnages vraiment intéressants qui vont se retrouver entraînés dans l’énorme voyage d’Hitomi et Van autour de Gaïa.


La musique:

De nombreuses et excellentes OST sont dispersées pendant tout l’anime. Je citerais le morceau de l’arrivée de Black Escaflowne qui nous ferait presque nous croire dans un Matrix.


La map :

Les royaumes principaux de Gaïa sont les suivants

  • Fanelia : Patrie de Van et d’autres personnages principaux.
  • Zaïbacher : Empire des machines dirigé par l’empreur Dornkirk, le sorcier Folken et l'(im)pitoyable soldat Dilandau. Une contrée complexe aux intentions plus qu’incertaines…
  • Astria : Patrie d’Allen et Mirana et dirigé par le roi Astor.
  • Fleid : Patrie de Cid dirigé par le duc de Fleid.
  • Meiden : Empire marchand patrie de Dryden dirigé par le roi Meiden.
  • Atlantis : Citée perdue légendaire ayant disparu depuis longtemps et probable patrie d’origine des membre du peuple du dieu dragon.
  • Mais aussi d’autres royaumes de moindre importance tels que Bazram et Chezario. Ils ne joueront qu’un petit rôle (même si Bazram semble être dirigé par un clone de Donald Trump). Il existe aussi différents peuples dont les patries semblent isolées dans ces grandes contrées comme, par exemple, le peuple morphe.

La VO et la VF :

La VF s’en sort étonnamment bien sur cet anime. L’ayant vu dans les deux langues plusieurs fois je dois avouer ne pas trop avoir de problème à changer entre les deux tellement je suis habitué aux voix françaises (c’est dans cette version que je l’ai découvert…).


Mon avis :

La seule chose que je reproche à Escaflowne, ce sont ses nez ! Souvent monstrueusement pointus et ressemblant plus à un tremplin de saut à ski !

Cet anime rassemble tous les éléments d’une fantastique histoire de fantasy et ressemble souvent à un RPG dont la quête épique égale le scénario de mes Final Fantasy préférés. Plusieurs côtés de l’histoire m’ont d’ailleurs souvent fait penser au génialissime Xenogears pour ceux qui le connaissent (un exemple, la ressemblance entre Dilandau et Ramsus) ! De plus, elle véhicule certaines valeurs qui me ressemblaient à l’époque et qui m’ont définitivement aidé à me construire même à mon âge de Sennin sénile !

À part un ou deux épisodes un peu moins flamboyants mais pas chiants pour autant, on a toujours envie de voir la suite et la série se dévore facilement en une traite (moyennant une dizaine d’heures de visionnage). La longueur de la série est d’ailleurs parfaite. Rien à enlever et rien à ajouter. Du coup ça change un peu des séries trop longues qui commencent à se noyer dans les fillers ! 😉

Du rythme, plein d’approches différentes, des valeurs, des persos qu’on a envie de connaître mieux, des révélations surprises en pagaille, des mechas, de la magie, un ultra mecha magique, des méchants bien méchants mais pas thétiques, des combats bien chorégraphiés, des quêtes, des objets clés, de l’amour, … en bref, pour moi, un des plus grands chef d’œuvre de l’anime des 90’s.

J’espère avoir réussi à vous transmettre le kiff que j’ai pris en le matant et avoir réussi à vous donner envie de le voir à votre tour.

Je vais d’ailleurs de ce pas le remater pour une dixième fois car écrire cet article m’a redonné l’envie… Enfin, APRÈS avoir terminé à 100% God of War 4 quand même… Faut pas déconner avec Kratos !

Tchô et Min’na arigato pour avoir lu l’article !

Oribu Sennin

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