Il était un film… Pacific Rim. Si seulement tous les blockbusters de l’été pouvaient avoir ce coeur, cette finition aux petits oignons et cette folie là !!!!

En attendant le déjà ULTIME « Shape of Water » – du même réalisateur – qui s’annonce sans nul doute comme le plus grand film de monstres (créatures) de tous les temps, je me permets de revenir sur un film qui a été défoncé par beaucoup au moment de sa sortie (et bien après malheureusement aussi)… alors que pour moi tout, ou presque, y est parfait ! Ainsi, juste avant que la suite de l’affrontment entre les Kaijus et les Jagger (qui ne sera réalisée par le dieu de réalisateur Mexicain bien malheureusement…) n’arrive dans nos salles obscures le 21 mars 2018, je vais revenir sur le premier du nom pour essayer de remettre un peu l’église au milieu du village comme on dit !

Les blockbusters de l’été, on ne le sait que trop bien, ne sont pas forcément les métrages qui font se déplacer les cinéphiles rêvant de plans contemplatifs sur les ruisseaux en Russie, les fenêtres de Berlin ou les monastères d’Italie, à se damner de beauté et immersifs mais pour la plupart de nous trop lents et pédants (c’est pas MTV), appelants au rêve et à l’évasion ! On nous sert plus volontiers des tornades colorées avec autant d’images à la seconde qu’il est possible d’ingérer… sans oublier le moins de répit concevable pour que notre cerveau puisse les digérer. Ajoutez à cela trois à quatre bonnes poignées de scènes d’actions entremêlées de scatophilie ou autre gags en-dessous de la ceinture, et vous obtiendrez la recette idéale du film qui va générer un maximum de pognon tout en ayant ce « subtil » pouvoir débilitant érodant le cerveau d’un public conquis… Il est vrai que la température de cette période estivale aide grandement à l’envie d’ingurgiter des images régressives – comme on dit et c’est une belle base de la vie, si on aime, y a pas d’mal à s’faire du bien ! – mais à force de ressortir les mêmes histoires déguisées et propulsées à différentes époques, on commence à ne plus trop être motivé par le quarante-cinquième film de super-héros de l’année… qui est forcément soit un reboot, soit une suite, voire une préquelle, sans oublier les cross-over (pour ne pas devenir difforme et fou, on va éviter d’évoquer les ressorties en 3D…). Bref, on est habitué à manger des mets digérés puis régurgités et réchauffés… et il semble que l’opinion publique ne s’en soucie finalement que très peu et se félicite même de pouvoir débattre de la douzième vague de films de Marvel qui a enfin proposé ses métrages en 4DX avec des petits jets d’eau qui aspergent les spectateurs et des odeurs nauséabondes lors de la séquence de la noyade dans la fosse à purin (à faire selon moi une fois quand même, ça fait un peu parc d’attraction et c’est quand même cool à tester)!

Calmons-nous et revenons à nos moutons… ou plutôt à nos robots dans le cas présent. En effet, donc au milieu d’un tsunami d’idées plus révolutionnaires les unes que les autres, est donc sorti en l’an de grâce 2013 un long métrage qui, pour une jolie partie de la presse et moi-même, sortait du lot de manière singulière tant sa maîtrise technique et l’aura qui en émanait en mettait plein la vue et le caleçon ! Sorte d’adaptation de l’ultime anime de Hideaki Anno Evangelion, il se nomme Pacific Rim et aura nourri bien des fantasmes avant d’atterrir sur nos écrans ! Confectionné et enfanté par ce grand enfant du cinéma actuel qu’est Guillermo Del Toro – également papa, entre autre, du magistral Le Labyrinthe de Pan -, ce métrage a un pouvoir de séduction certain et surtout une envie de se faire et de faire plaisir contaminante à souhait ! Imaginez que vous soyez un fan inconditionnel du génie récemment décédé, Ray Harryausen et ses fantastiques créations, que les monstres et autres créatures mythiques et mythologiques vous fassent vibrer, que le Japon et ses Godzilla et autres Gamera aient bercé votre enfanceImaginez que vous ayez déjà oeuvré et fait vos armes sur des métrages aux bestiaires gigantesques comme dans Hellboy 2 et que l’on vous propose 200 millions de dollars que vous pouvez claquer comme vous le voulez pour customiser votre bac à sable géant… voilà les quelques fondations qui tiennent la structure de ce que certains ont malheureusement beaucoup trop vite et facilement réduit à un ersatz de Transformers (je sais, les gens sont parfois très très méchants). Alors oui, on sent bien que certains impératifs commerciaux ont probablement un poil bridé le réalisateur dans sa course à la jouissance et aux moments épiques, mais pour peu que vous soyez vous même fan de robots géants et autres bébêtes belliqueuses ravageant tout sur leur passage, ce film est tout simplement fait pour vous ! Si d’un côté on peut légitimement lui reprocher certains moments plus crétins, patriotiques ou héroïques *testostéronés », je n’ai pu m’empêcher de penser à Starship Troopers premier du nom et aux fessées qu’il administrait au rêve américain et à ses enfants.

Au final, premier degré pour crétin d’élevage ou pieds de nez parfois maladroits ? A vous de juger ! De toute façon, je peux vous assurer que la découverte de certaines séquences, notamment le combat dans Hong Kong ainsi que le déploiement de force d’un certain Kaiju (terme désignant les monstres géants – forces de la nature – dans les films japonais) nommé Otachi, sauront vous bombarder d’étoiles plein les yeux tant c’est fou et comparable à rien d’autre au niveau « coolitude » niveau (I)MAX !

 

3 replies on “Il était un film… Pacific Rim. Si seulement tous les blockbusters de l’été pouvaient avoir ce coeur, cette finition aux petits oignons et cette folie là !!!!

  • Damien Canipel

    Yo.
    On est d’accord ce film est ouf, j’ai moi aussi personnellement adoré pacific rim qui en plus a une bande son Généralissime. (cette guitare humm ^^)
    Mais je ne comprend pas complètement cette « haine » ( oui le mot est beaucoup trop fort mais c’est pour l’effet dramatique !!!) des marvels .

    Effectivement certain (notamment ceux qui introduise un nouveau personnage) sont un peu redondant. Mais les suites sont pour moi un vrai développement des personnages/univers .
    Je prendrais pour exemple Iron Man 3 qui nous montre une facette complètement nouvelle d’un personnage qui nous était pour le moment montrés comme imbus de ça personne, ce prenant pour un dieu (comme montrer dans Avengers) à quelqu’un qui ce rend conte de son humanité, de ça vulnérabilité sans son armure.

    Enfin en tous cas moi aussi j’ai hâte de voir Pacific Rim 2.

    Bonne soirée à tous. 😉

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    • Didier Matthey-Doret

      Hello Damien, merci beaucoup pour ton commentaire, je suis en bien d’accord avec toi, c’était aussi pour l’effet dramatique dans mon petit article. En fait pour moi Iron Man 3 est le meilleur Marvel à ce jour tant Shane Black a tout compris à la POP culture et au cinéma. Il y aurait tellement à dire mais ma tristesse est la déclinaison de l’aseptisation des vibrations et émotions dont j’ai besoin en découvrant une œuvre. Et depuis Avengers premier du nom, personnellement, je me suis beaucoup ennuyé en regardant les métrages qu’ils nous ont sorti. Ils passent le temps mais j’en attends probablement trop et c’est ce « niveau » d’attente qui porte préjudice à mon amour qui en découle. Si tu passes au magasin je pourrai en parler avec bonheur : ) vraiment encore merci pour ton engagement et au plaisir de débattre tant c’est ça qui fait de nous des fanboys heureux et accomplis : )

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      • Damien Canipel

        Hello Didier,

        Pas de soucis je passerais quand je serais dans le coin =D. D’ailleurs je voulais passer voir si vous aviez de nouveau le T-Shirt rouge iron man ^^ que j’avais vue sur un buste ^^.

        Bon Week end et à bientôt. =D

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